Voyage en Amérique

Brésil

Salvador de Bahia, le Brésil africain

Les façades colorées du Largo do Pelourinho à Salvador de Bahia
Le Largo do Pelourinho. Paul R. Burley, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Salvador a été la première capitale du Brésil, de 1549 à 1763, et le premier port négrier des Amériques. Ces deux faits expliquent tout ce qu’on y voit : l’architecture portugaise du centre haut, et une culture afro-brésilienne plus vivante qu’ailleurs dans le pays.

Le Pelourinho

Le centre historique est classé à l’Unesco depuis 1985. Ses façades pastel, ses pavés et ses églises baroques tiennent sur quelques hectares en haut de la falaise, reliés à la ville basse par l’ascenseur Lacerda, en service depuis 1873, qui descend soixante-douze mètres en trente secondes pour quelques centimes.

L’église São Francisco est l’intérieur le plus chargé du Brésil : bois sculpté recouvert d’or à la feuille, sur toutes les surfaces. On dit qu’il y en a plusieurs centaines de kilos, personne ne s’accorde sur le chiffre.

Le nom du quartier vient du pilori qui s’y dressait, où l’on fouettait les esclaves en public. Les guides le disent, et c’est une des raisons de venir : la ville ne cache pas son histoire.

La culture afro-brésilienne

La capoeira, art martial déguisé en danse né chez les esclaves, se pratique en rond dans la rue, au berimbau. Les rodas du Pelourinho sont ouvertes aux passants.

Le candomblé, religion issue des cultes yoruba, compte des centaines de terreiros dans la ville. Certains acceptent les visiteurs ; on s’y présente par l’intermédiaire d’un guide, avec les vêtements et l’attitude qui conviennent.

La cuisine suit : acarajé, beignet de haricots frit à l’huile de palme et vendu par les baianas en tenue blanche, moqueca de poisson au lait de coco, vatapá. C’est la cuisine régionale la plus typée du Brésil.

Les plages et les environs

En ville, Porto da Barra est une petite anse abritée, considérée comme l’une des plus belles plages urbaines du monde, avec le fort et le phare de Santo Antônio à son extrémité.

Au nord, la côte se déroule sur des dizaines de kilomètres. Praia do Forte et Imbassaí sont les escales les plus courues. Au sud, un ferry mène à l’île d’Itaparica, dans la baie de Tous les Saints, la plus grande baie du Brésil.

Le carnaval

Celui de Salvador n’a rien à voir avec celui de Rio : pas de sambodrome ni de tribunes, mais des camions-scènes, les trios elétricos, qui traversent la ville suivis par des centaines de milliers de personnes. C’est le plus grand carnaval de rue du monde. Il dure six jours et il faut aimer la foule.

Pratique

Le climat est chaud toute l’année, avec des pluies de mai à juillet. Les précautions sont celles de Rio, avec une vigilance accrue le soir dans la ville basse. Trois jours suffisent pour la ville, une semaine si vous descendez la côte.

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