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Visiter Rio de Janeiro : ce qu’il faut voir et savoir

Panorama de Rio de Janeiro et de la baie de Guanabara
Rio de Janeiro depuis le parc des Ruínas. Tet, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons.

Rio est une ville posée entre la montagne et l’océan, et cette géographie commande tout : les distances, les points de vue, et la façon dont les quartiers s’organisent. Trois jours suffisent pour l’essentiel, cinq pour respirer.

Les deux sommets

Le Corcovado porte le Christ Rédempteur, trente-huit mètres de haut avec son socle, achevé en 1931. On y monte par le train à crémaillère depuis Cosme Velho, un trajet de vingt minutes dans la forêt de Tijuca. Réservez un créneau à l’avance : le nombre de visiteurs est plafonné et les billets partent.

Le Pain de Sucre se gravit en deux téléphériques successifs, avec un arrêt sur le morro da Urca à mi-parcours. Le meilleur moment est la fin d’après-midi : on monte au soleil, on redescend de nuit avec la ville allumée.

Si vous ne faites qu’un des deux, prenez le Pain de Sucre. La vue y embrasse le Corcovado, ce que l’inverse ne permet pas.

Les plages

Copacabana fait quatre kilomètres et son trottoir en vagues noires et blanches est signé Roberto Burle Marx. Ipanema est plus jeune et plus chic, avec le coucher de soleil sur les Dois Irmãos que les baigneurs applaudissent. Leblon prolonge Ipanema, plus calme et plus familial.

Un usage local : on ne va pas à la plage avec ses affaires. Les Cariocas y viennent en maillot, avec un peu d’argent et rien d’autre. Suivez-les.

Les quartiers

Santa Teresa est perchée sur sa colline, avec ses maisons coloniales, ses ateliers et le tramway jaune remis en service en 2015. L’escalier Selarón, deux cent quinze marches couvertes de carreaux du monde entier par un artiste chilien pendant vingt ans, en descend vers Lapa.

Lapa est le quartier de la nuit, sous ses arches d’aqueduc du XVIIIe siècle. Le centre garde quelques bâtiments remarquables, dont le théâtre municipal, copie de l’Opéra de Paris.

La forêt

La forêt de Tijuca est la plus grande forêt urbaine du monde, trente-neuf kilomètres carrés replantés à la main à partir de 1861 pour restaurer les sources de la ville. On y marche, on y voit des singes, et on oublie qu’on est à vingt minutes de Copacabana.

Sécurité et bon sens

Rio demande les mêmes précautions qu’une grande ville d’Amérique latine : pas de téléphone en main dans la rue, pas de bijoux, taxi ou VTC la nuit, et on évite les favelas hors visite organisée. Les zones touristiques du sud sont surveillées et se parcourent sans crainte particulière en journée.

Quand y aller

De mai à octobre, l’hiver austral : vingt-cinq degrés, sec, et beaucoup moins d’humidité. Le carnaval, en février ou mars, double les prix et remplit tout six mois à l’avance. Décembre à mars, c’est chaud, lourd, et les averses de fin d’après-midi sont quotidiennes.

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