Visiter Buenos Aires : les quartiers, le tango et les cafés

Buenos Aires est une ville européenne posée en Amérique du Sud, et ses habitants ne s’en cachent pas. Trois millions d’habitants dans la ville, quinze avec l’agglomération, et des quartiers assez tranchés pour qu’on choisisse le sien.
Les quartiers
San Telmo est le plus ancien. Pavés, antiquaires, et la feria du dimanche sur la rue Defensa qui s’étire sur une dizaine de blocs jusqu’à la Plaza Dorrego, où l’on danse le tango entre les étals.
La Boca est le quartier du port et des immigrés génois, qui peignaient leurs maisons de tôle avec les restes de peinture des navires. Le Caminito en est la rue emblématique. C’est très touristique et il ne faut pas s’en éloigner : les rues voisines sont réputées peu sûres.
Recoleta est le quartier bourgeois. Son cimetière, labyrinthe de mausolées, abrite la tombe d’Eva Perón, la plus visitée. Palermo, immense, se divise en sous-quartiers : Palermo Soho pour les boutiques et les restaurants, Palermo Hollywood pour les bars, et les grands parcs de Palermo Chico.
Le centre garde l’avenue 9 de Julio avec son obélisque, la Casa Rosada sur la place de Mai, et le théâtre Colón, l’une des meilleures acoustiques d’opéra au monde, qui se visite en journée.
Le tango
Il est né dans les faubourgs portuaires à la fin du XIXe siècle, entre immigrés italiens, espagnols et descendants d’esclaves. Deux façons de le voir : les dîners-spectacles, chorégraphiés et calibrés pour les visiteurs, ou les milongas, bals où les portègnes viennent danser entre eux. Les secondes sont plus intéressantes et beaucoup moins chères ; certaines proposent un cours en début de soirée.
Les cafés et la table
Les cafés notables sont une institution protégée par la ville : une cinquantaine d’établissements anciens dont le décor ne peut être modifié. Le café Tortoni, ouvert en 1858, est le plus connu et le plus rempli.
Côté table, l’Argentine est un pays de viande : la parrilla est le restaurant de grillades, où l’on commande au poids. Les empanadas varient selon les provinces. Et le dulce de leche est partout, du petit-déjeuner aux glaces, que les Argentins tiennent pour une invention nationale, ce que les Uruguayens contestent.
L’argent, à savoir avant de partir
L’Argentine a longtemps connu plusieurs taux de change simultanés, et la situation évolue vite. Renseignez-vous juste avant le départ sur le taux applicable aux cartes étrangères : selon les périodes, payer par carte a été très défavorable, puis avantageux. C’est le point pratique qui change le plus le budget d’un séjour.
Quand y aller
Le printemps austral, d’octobre à décembre, et l’automne, de mars à mai : vingt à vingt-cinq degrés. L’été de janvier et février est lourd et la ville se vide, beaucoup de commerces fermant pour les vacances.


