Articles avec le tag ‘Rio de Janeiro’
Hier, j’ai vu un très bon film comme peut en faire parfois le cinéma brésilien, Rio ligne 174 tiré du documentaire Onibus 174, qui relate la prise d’otages le 12 juin 2000 d’un bus par un jeune rescapé de la tragédie de Candelária où furent tués plusieurs enfants des rues par la police militaire. Sandro Barbosa do Nascimento, nom du protagoniste principal de cette tragédie, grandit dans la rue suite à l’assassinat de sa mère, modeste commerçante. Il finit par rencontrer son alter ego Alessandro, fils d’une camée de la favela et qui sera élevé par le chef du secteur. L’histoire très bien ficelée, montre l’évolution de ces deux jeunes garçons qui ont grandi sans parents dans l’univers difficile de la rue et qui d’errance en errance, vivent de rapines et autres petites combines. La mère d’Alessandro, revenue dans le droit chemin grâce à l’aide de la religion, prendra Sandro pour son vrai fils… Lire la suite de cette entrée »
Tropa de Elite c’est l’anti-politiquement correct par excellence. Film brésilien réalisé en 2007 par José Padilha, il eut l’effet d’une bombe à sa sortie, de nombreuses voix s’élevèrent contre ce film violent et si réaliste. Le film a pour cadre Rio de Janeiro, le BOPE (bataillon des opérations spéciales de la police) face aux dealers des favelas. Dans ce film, pas de psychologie à deux francs ni de morale boboïsante à mille lieues de la réalité. Le propos est net et précis. C’est la loi du talion pour les dealers de la favela priant tous pour ne pas avoir à croiser la route du BOPE. Dans une police de Rio corrompue, le BOPE fait figure d’incorruptible, n’y rentre pas qui veut, il faut souffrir et être irréprochable. Néanmoins, ils restent des hommes à l’image du capitaine Nascimento (Wagner Moura) épuisé par cette vie et qui ne demande qu’a se trouver un successeur…
Dans Tropa de Elite, personne ne sort épargner. Les autorités qui ne donnent pas les moyens nécessaires à la police pour lutter efficacement contre la criminalité, les flics accusés de méthodes trop violentes, les classes aisés faisant preuves de condescendance envers les dealers et d’une haine aveugle du flic.